Les diapasons thérapeutiques à l’hôpital pour enrayer les effets de la douleur
- infooddiyana
- 20 févr.
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 26 mars
témoignage d’un de nos stagiaires, Philippe Forget qui a passé son Diplôme Universitaire des Thérapies Non Médicamenteuses (TNM) au C.H.U d’Amiens.

Son travail de fin d'année portait sur : « L'approche par la sonothérapie réalisée aux diapasons thérapeutiques dans la prise en charge des potentiels évoqués somesthésiques (PES) »
“Les potentiels évoqués somesthésiques (PES) sont la réponse à la stimulation électrique répétitive pour étudier le fonctionnement et la transmission du nerf ainsi que la réception au niveau du cortex cérébral.” C’est un examen pas très agréable même douloureux à cause des stimulations électriques.
Pour aider les patient à l'aborder avec calme, je me suis formé à l'hypno analgésie mais les parents (je travaille principalement avec des enfants) ont dit avoir peur de cette technique à cause de la référence à “Mesmer” (célèbre hypnotiseur de scène).
Mon idée était à la base de trouver le moyen d’enrayer le cercle vicieux de la douleur; la contraction musculaire, les grimaces et les pleurs engendrés par le stress et qui génèrent à leur tour une plus grande contraction musculaire etc...
De la sonothérapie aux diapasons thérapeutiques
En dehors de mon milieu professionnel, je suis sono thérapeute. Lors de mes pratiques, les résultats sont la détente, le bien être, l'apaisement et la relaxation. En sachant que les bols tibétains et les gongs sont encombrants et un peu trop sonores pour cet environnement, j’ai voulu me former aux diapasons car leurs sons, écoutés de près, ont des propriétés similaires. De plus, ils sont faciles à nettoyer ce qui en milieu hospitalier est essentiel.
Je suis donc venu me former aux Trésors d’Oddiyana avec Alain Griet et quand j'ai vu le résultat sur les personnes qui participaient au stage, j'ai compris que c’était exactement ce que je cherchais. Les Stagiaires, en peu de temps, plongeaient dans une période de détente qui pouvait facilement aller jusqu’à 30 minutes, juste le temps nécessaire à la réalisation de l'examen des PES.

J’ai donc présenté mon sujet à mon chef de service, le Pr Wallois et à ma cadre de santé qui ont tout de suite adhéré à mon projet de recherche. Ils m'ont naturellement demandé de valider mon hypothèse de prise en charge aux diapasons thérapeutiques.
Pour pouvoir étudier les résultats, j’ai utilisé des questionnaires sur la douleur et l'anxiété. Au début de ma prise en charge et après l'examen.
Les premiers tests de diapasons thérapeutiques au CHU d’Amiens sont prometteurs
Lors de mon premier test sur un enfant pour les PES, j'ai réalisé un protocole de détente appris dans le niveau 1 de ma formation de diapasons thérapeutiques durant 15 min. Et ce fut un succès entier. La jeune fille était détendue et elle avait une forte envie de dormir. Seule la lumière la dérangeait et non la douleur de l'examen. Les courbes étaient lisibles sans artéfact de rejet et, en plus du confort, nous avons gagné du temps sur l'examen.
J’ai validé mon Diplôme Universitaire avec ce sujet, mon tableau a été présenté dans un colloque national et plusieurs hôpitaux se sont montrés intéressés par ce protocole basé sur les diapasons thérapeutiques, ainsi que d’autre services du C.H.U. d’Amiens.
2025 s'annonce donc comme une année de recherche et de validation de cette technique par l'hôpital afin de travailler de façon régulière avec les diapasons thérapeutiques.

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